Filtrer l’eau du robinet est-il réellement meilleur pour la santé ? La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non.
En France, l’eau du robinet destinée à la consommation fait l’objet d’un contrôle sanitaire permanent. Sa qualité est suivie par les autorités sanitaires et les résultats peuvent être consultés commune par commune.
Une filtration domestique peut néanmoins avoir un intérêt lorsque l’on souhaite réduire certaines substances spécifiques, améliorer le goût de l’eau ou répondre à une problématique particulière identifiée dans son logement ou son réseau local.
Mais toutes les technologies ne filtrent pas les mêmes substances. Une carafe filtrante, un filtre à charbon actif et un système d’osmose inverse n’ont ni le même fonctionnement ni les mêmes performances.
Voyons donc dans quels cas filtrer son eau peut être pertinent, comment choisir son système et quelles précautions respecter.
Filtrer l’eau du robinet est-il vraiment nécessaire ?
Pas systématiquement.
L’eau distribuée en France est soumise à des contrôles sanitaires destinés à vérifier sa conformité aux exigences applicables à l’eau destinée à la consommation humaine.
Avant d’investir dans un système de filtration, il est donc utile de commencer par consulter les résultats de qualité de l’eau de sa commune.
La situation peut en effet varier selon :
- la ressource utilisée localement ;
- le réseau de distribution ;
- l’âge et la nature des canalisations du bâtiment ;
- les paramètres recherchés ;
- les éventuels épisodes locaux de non-conformité.
La bonne question n’est donc pas seulement :
« Dois-je filtrer mon eau ? »
Mais plutôt :
« Qu’est-ce que je souhaite réduire dans mon eau et quelle technologie est adaptée à cet objectif ? »
Quels sont les principaux intérêts d’une filtration domestique ?
1. Réduire certaines substances ciblées
Selon la technologie utilisée, un système de traitement domestique peut réduire différentes substances présentes dans l’eau.
Il peut notamment s’agir, selon les performances du dispositif :
- du chlore et de certains composés responsables du goût ou de l’odeur ;
- de certains métaux comme le plomb ou le cuivre ;
- de certains nitrates ;
- de certains composés organiques ;
- de certaines substances de la famille des PFAS ;
- de différents sels et ions dissous ;
- de certains micro-organismes avec les technologies adaptées.
Il est essentiel de comprendre qu’aucun filtre domestique ne doit être considéré comme universel.
La capacité de réduction dépend du procédé utilisé, du contaminant concerné et des performances effectivement documentées ou certifiées pour l’appareil.
2. Améliorer le goût et l’odeur de l’eau
C’est l’une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles les consommateurs filtrent leur eau.
Le chlore utilisé pour maintenir la sécurité microbiologique de l’eau dans le réseau peut notamment être perceptible au goût ou à l’odeur.
Le charbon actif est couramment utilisé pour agir sur certains composés responsables de ces caractéristiques organoleptiques.
Une eau dont le goût convient mieux à l’utilisateur peut simplement être plus agréable à boire au quotidien.
3. Répondre à une problématique locale identifiée
Dans certaines situations, la filtration peut être choisie en réponse à un paramètre précisément identifié.
Cela peut concerner par exemple :
- du plomb lié à certaines anciennes canalisations ;
- des nitrates ;
- certaines substances organiques ;
- certaines familles de PFAS ;
- une dureté ou une minéralisation particulière ;
- un problème de goût ou d’odeur.
Dans ce cas, il est préférable de sélectionner un appareil dont les performances sont spécifiquement documentées pour le paramètre concerné plutôt que de se fier à une affirmation générale du type « élimine 99 % des contaminants ».
Calcaire : faut-il forcément chercher à l’éliminer ?
Le calcaire correspond principalement à la présence de calcium et de magnésium dans l’eau.
Une eau dure peut provoquer des dépôts de tartre dans les bouilloires, cafetières, chauffe-eau et autres équipements domestiques.
Mais il ne faut pas confondre dureté de l’eau et contamination de l’eau.
Le calcium et le magnésium sont des minéraux naturellement présents dans de nombreuses eaux.
Un adoucisseur, une carafe filtrante et un osmoseur répondent donc à des problématiques différentes.
Il n’est pas pertinent d’affirmer qu’une eau moins calcaire améliore automatiquement la digestion ou la santé : cela dépend du contexte et cette relation ne peut pas être généralisée.
Carafe filtrante, charbon actif ou osmose inverse : que choisir ?
Chaque technologie possède son propre domaine d’action.
| Solution | Principe | Intérêt principal | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Carafe filtrante | Cartouche filtrante, souvent à base de charbon actif et/ou résines | Goût, odeur et certaines substances selon la cartouche | Entretien et remplacement régulier indispensables |
| Charbon actif | Adsorption | Certaines substances organiques, chlore, goûts et odeurs selon le filtre | Performances très dépendantes du média utilisé |
| Osmose inverse | Membrane semi-perméable sous pression | Filtration très fine de nombreuses substances dissoutes | Eau de rejet, entretien et réduction de nombreux minéraux |
Pourquoi l’osmose inverse permet-elle une filtration plus poussée ?
L’osmose inverse utilise une membrane semi-perméable à travers laquelle l’eau est poussée sous pression.
Le procédé sépare alors deux flux :
- l’eau filtrée, qui traverse la membrane ;
- l’eau de rejet, qui entraîne une partie des substances retenues.
Selon le système utilisé, l’osmose inverse peut réduire de nombreuses substances dissoutes, notamment certains métaux, certains sels, certains nitrates et d’autres composés.
Des systèmes adaptés peuvent également contribuer à réduire certaines substances de la famille des PFAS.
Mais les performances doivent toujours être appréciées substance par substance et appareil par appareil.
Pour aller plus loin, consultez notre guide :
Avantages et inconvénients de l’osmose inverse
L’osmose inverse enlève-t-elle également les minéraux ?
Oui.
Une membrane d’osmose inverse ne réduit pas uniquement les substances que l’on considère comme indésirables. Elle réduit également une partie importante des ions et minéraux dissous, notamment le calcium et le magnésium.
L’eau obtenue est donc généralement faiblement minéralisée.
Cela ne signifie pas qu’une reminéralisation soit automatiquement indispensable dans toutes les situations.
La question dépend notamment de la composition de l’eau obtenue, de l’usage prévu, du système utilisé et des préférences de l’utilisateur.
Nous avons consacré un article spécifique à ce sujet :
Reminéralisation de l’eau osmosée : pourquoi et comment faire ?
Un filtre mal entretenu peut-il devenir contre-productif ?
Oui. L’entretien constitue l’un des points les plus importants d’un système de filtration domestique.
Les filtres et les cartouches retiennent progressivement différentes substances. S’ils sont utilisés au-delà des recommandations du fabricant ou si le dispositif est mal entretenu, les performances peuvent diminuer et des problèmes microbiologiques peuvent apparaître selon le système.
Il faut donc notamment :
- respecter les fréquences de remplacement indiquées par le fabricant ;
- nettoyer les réservoirs et éléments accessibles ;
- respecter les procédures de mise en service après remplacement d’une cartouche ;
- éviter de conserver trop longtemps une eau filtrée lorsque le dispositif l’exige ;
- respecter les conditions d’utilisation prévues pour l’appareil.
Une filtration performante est donc indissociable d’un entretien correctement réalisé.
Certifications : que faut-il réellement vérifier ?
Les mentions présentes sur les équipements de traitement de l’eau ne signifient pas toutes la même chose.
Par exemple, une Attestation de conformité sanitaire (ACS) concerne la conformité sanitaire de matériaux, produits ou procédés entrant en contact avec l’eau destinée à la consommation humaine.
Elle ne signifie pas automatiquement que l’appareil possède une performance certifiée pour éliminer chaque contaminant.
Pour connaître les performances d’un appareil, il faut donc regarder précisément :
- les substances pour lesquelles une réduction est annoncée ;
- les protocoles ou normes utilisés ;
- les éventuelles certifications indépendantes ;
- les résultats d’essais disponibles ;
- les conditions dans lesquelles ces performances ont été mesurées.
Dans les référentiels internationaux, on rencontre par exemple différentes normes NSF/ANSI selon la fonction du système, notamment la norme NSF/ANSI 58 pour certains systèmes d’osmose inverse.
Et la structuration de l’eau dans tout cela ?
Chez StructWater, nous distinguons clairement filtration et structuration.
La filtration agit sur la composition de l’eau en réduisant certaines substances.
La structuration ou dynamisation correspond à une démarche différente, au cœur du travail développé par StructWater.
Nous ne présentons donc pas un dispositif StructWater comme un filtre destiné à éliminer des métaux, nitrates, PFAS ou autres contaminants.
La logique est différente :
FILTRER → puis STRUCTURER / DYNAMISER.
StructWater rassemble par ailleurs différents éléments issus d’observations, d’analyses exploratoires et de retours terrain autour de cette approche. Ils sont présentés séparément avec leur contexte sur notre page dédiée :
Découvrir les preuves, observations et résultats StructWater
Pour comprendre plus précisément la complémentarité entre les deux approches :
Filtration et structuration de l’eau : une approche complémentaire
Mini Water : filtrer puis structurer son eau à domicile
Pour les personnes recherchant une filtration plus poussée, StructWater propose aujourd’hui la Mini Water, une fontaine autonome utilisant l’osmose inverse.
Elle associe :
- une filtration par osmose inverse en 5 étapes ;
- un fonctionnement autonome sans raccordement permanent sous l’évier ;
- une carafe en verre ;
- un StructWater Nomade blanc inclus pour intégrer ensuite l’approche de dynamisation StructWater.
La fontaine assure donc la filtration. Le StructWater Nomade intervient ensuite séparément pour la structuration.
Découvrir la Mini Water StructWater
Une solution compacte pour filtrer l’eau par osmose inverse puis intégrer la structuration de l’eau selon l’approche StructWater.
- Osmose inverse en 5 étapes
- Fontaine autonome
- Carafe en verre
- StructWater Nomade blanc inclus
- Sans installation permanente sous l’évier
Alors, filtrer l’eau du robinet est-il meilleur pour la santé ?
Pas automatiquement.
Lorsque l’eau distribuée est conforme, installer un filtre supplémentaire n’est pas nécessairement indispensable du point de vue sanitaire.
En revanche, une filtration domestique peut avoir un intérêt lorsqu’elle répond à un objectif clairement identifié : réduire une substance particulière, améliorer le goût de l’eau ou utiliser une technologie de filtration plus fine.
Le bénéfice dépend donc principalement de trois éléments :
- la qualité réelle de votre eau de départ ;
- les substances que vous souhaitez réduire ;
- les performances et l’entretien du système choisi.
Plutôt que de rechercher « le meilleur filtre » dans l’absolu, il est préférable de choisir la technologie la mieux adaptée à votre eau et à vos besoins.
Questions fréquentes sur la filtration de l’eau du robinet
L’eau du robinet est-elle potable en France ?
Oui, l’eau distribuée pour la consommation humaine fait l’objet d’un contrôle sanitaire permanent. Les résultats sont accessibles commune par commune auprès des autorités sanitaires.
Un filtre domestique rend-il forcément l’eau meilleure ?
Non. Cela dépend de la qualité de l’eau de départ, du filtre utilisé, des substances recherchées et de son entretien. Un dispositif doit être choisi pour une fonction précise.
Une carafe filtrante élimine-t-elle tous les contaminants ?
Non. Les performances dépendent de la cartouche utilisée. Les carafes sont notamment utilisées pour modifier certains paramètres gustatifs ou réduire certaines substances, mais elles ne doivent pas être considérées comme des systèmes universels de purification.
L’osmose inverse élimine-t-elle 99 % de tous les contaminants ?
Non, ce pourcentage ne peut pas être généralisé à toutes les substances et à tous les appareils. L’efficacité dépend notamment de la membrane, de la substance considérée et des conditions de fonctionnement du système.
L’osmose inverse réduit-elle les PFAS ?
Certains systèmes d’osmose inverse peuvent réduire efficacement certaines substances de la famille des PFAS. Il faut néanmoins vérifier les performances et éventuelles certifications propres au dispositif concerné.
L’osmose inverse enlève-t-elle les minéraux ?
Oui. Elle réduit également une part importante des ions dissous, notamment le calcium et le magnésium. L’eau produite est donc généralement faiblement minéralisée.
La dynamisation StructWater remplace-t-elle la filtration ?
Non. Ce sont deux fonctions différentes. La filtration agit sur la composition de l’eau. La dynamisation et la structuration correspondent à la démarche spécifique StructWater et interviennent séparément.
Comment connaître la qualité de mon eau du robinet ?
Les résultats du contrôle sanitaire de l’eau distribuée en France sont accessibles commune par commune sur le site du ministère chargé de la Santé.